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Calyx, le FAI qui protégerait ses clients de la cybersurveillance

The Calyx Institute est le projet d’un ingénieur américain, qui souhaite devenir le premier fournisseur Internet et Téléphonie mobile capable de crypter les connexions de ses clients, afin de protéger leur vie privée et leurs données personnelles. Un projet à contre-courant, à l’heure où les dogmes sécuritaires débrident la cybersurveillance des citoyens.

S’il voyait le jour, le projet Calyx Institute deviendrait le premier opérateur de télécommunications à but non-lucratif. Nicholas Merrill, ingénieur informatique New-Yorkais de 39 ans, organise actuellement une levée de fonds afin de récolter 2 millions de dollars, pour devenir le premier FAI qui crypte les communications de ses clients, afin qu’ils échappent à la cybersurveillance mondiale. Concrètement, l’objectif est de proposer une offre à 20$, comprenant un accès web et un forfait de téléphonie mobile dont les échanges seraient chiffrés, et donc difficiles à repérer et analyser par les services officiels d’écoute.

Cette idée originale est la suite logique d’un constat inquiétant, notamment aux USA : les libertés fondamentales des citoyens sont menacées par les impératifs sécuritaires qui se succèdent.

  • L’opérateur AT&T a remis à la NSA des milliards d’enregistrements téléphoniques de ses clients
  • Le fournisseur Verizon a donné l’accès complet de ses données clients au FBI, sans la moindre ordonnance d’une cour de justice
  • Les USA comptent aujourd’hui 45 agences de sécurité nationale, dont le budget est estimé à 75 milliards de dollars
  • 854 000 agents américains – dont 270 000 travaillent dans le secteur privé – sont habilités à lire des documents top secret
  • 1270 organisations gouvernementales et 1970 sociétés privées ont pour mission de « traquer » le terrorisme
  • Barack Obama vient d’étendre de 6 mois à 5 ans la capacité de rétention des informations privées concernant les citoyens américains, sans que l’accord ‘un juge soit nécessaire, malgré les promesses de l’actuel président pendant sa campagne 2008

Sur le principe, ces pratiques sécuritaires séduisent de plus en plus de pays, des démocraties occidentales aux dictatures les plus répressives, même si les objectifs poursuivis ne sont pas de même nature. Mais en démocratie, le droit au respect de la vie privée n’est-il pas inaliénable ? C’est pour préserver ce droit fondamental que Nicholas Merrill investit autant d’énergie dans son projet : si les communications de ses futurs clients pouvaient être cryptées, il serait, en tant que FAI, incapable de fournir les informations de connexion réclamées par les autorités gouvernementales ou les organisations qui les représentent. Selon l’ingénieur, « Il s’agit d’un problème urgent qui réclame désespérément une solution« .

Certaines agences comme le FBI, qui peuvent surveiller à l’envi n’importe quel webmail, réseau social ou échange peer-to-peer, voient d’un très mauvais œil ce genre de projet « going dark » (qui rend invisible). Mais à moins que le Congrès américain ne change la loi, la création d’un FAI ayant pour but principal la confidentialité des données clients reste parfaitement légale.

Bien entendu, The Calyx Institute reste aujourd’hui un projet 100% américain, mais peut-être fera-t-il des émules dans le reste du monde, et pourquoi pas en Europe… Si la levée de fonds se passe comme prévu, l’offre télécom imaginée par Nicholas Merrill pourrait voir le jour avant la fin de l’année 2012

 

Sources :
zataz.com
news.cnet.com

TAGS FAIinformations personnellesinformatiqueinternetsécurité

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