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La Reine confirme la politique de surveillance du web outre-Manche

Aucune surprise, mais une étape de plus dans la surveillance numérique des citoyens britanniques : dans son discours du 9 mai 2012, la Reine Elisabeth II indique que le gouvernement doit poursuivre son plan de surveillance du web, pourtant très controversé outre-manche. A juste titre !

« Mon gouvernement entend bien mettre en place des mesures permettant d’appliquer la loi et les capacités des agences de renseignement pour accéder aux informations numériques vitales« , annonçait hier la Reine du Royaume-Uni. Elle faisait référence au Communications Capabilities Development Programme (Programme de développement des capacités de télécommunication), un titre fort sympathique quand on sait que cela concerne l’obligation pour les FAI et réseaux téléphoniques de conserver les données de leurs clients, et la possibilité pour les agences de renseignement de surveiller en temps réel les télécommunications suspectées de crime ou de terrorisme, sous la bannière du Communications Data Bill (Projet de loi sur les données de télécommunication).

Concrètement, cette législation permettra aux agences (notamment le MI-5) d’accéder rapidement aux données des opérateurs télécom et de surveiller les échanges internet grâce au DPI (Deep Packet Inspection) : le moindre chat intégré à un jeu vidéo, le moindre échange sur Twitter ou Facebook, le moindre commentaire laissé sur un site pourra être analysé en temps réel.

Bien évidemment, la Reine précise que ces mesures seront « complétées par des garde-fous stricts pour protéger le public. […] Mon gouvernement ouvrira la législation à un droit de regard supplémentaire sur l’activité des agences de renseignement« , avec notamment l’instauration de tribunaux spéciaux confidentiels. Rien qui ne rassure les détracteurs du projet, bien au contraire. Le Parti Pirate anglais craint par exemple que tous les cas gênants pour le gouvernement soient traités derrière une porte close, même lorsqu’il s’agira de plaintes citoyennes ou de demandes de compensation pour intrusion illégitime dans la vie privée.

Et les faits leur donne plutôt raison : craignant probablement des représailles intempestives, la Reine a aussi précisé qu’elle ferait réviser la loi sur la diffamation : il faudra que les plaignants prouvent qu’ils ont réellement souffert avant de pouvoir entamer toute procédure pour calomnie.

Le respect du droit à la vie privée risque de devenir un luxe qu’on ne pourra plus s’offrir…

 

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Source : wired.co.uk

Image : Flickr.com/TGIGreeny/CC BY-NC-SA 2.0

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