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L’Histoire des virus informatiques

Cela fait maintenant 25 ans que l’on parle de virus informatiques. S’ils portent toujours ce nom (quoique…), ils sont pourtant très différents aujourd’hui, difficilement comparables avec leurs ancêtres, les virus des 80’s : nous sommes passés de programmes gentils et mignons à des armes planétaires. Flashback.

A l’heure où les malwares (plus génériques) prennent le pas sur le virus, il n’empêche que ce dernier continue de faire peur dans nos imaginaires collectifs. Et pour cause, le virus a pendant longtemps été LA menace de nos installations informatiques. Pourtant, on tend parfois à regretter cet âge d’or, où une infection ne se terminait pas par un cauchemar cybernétique. Voyez plutôt :

1986
Brain : Voici le premier virus PC. Non destructif, Brain s’en prenait… aux disquettes 5 pouces ¼. Pour l’anecdote, ses auteurs (pakistanais) avaient laissé leurs coordonnées à l’intérieur…

1987
Stoned : Encore un précurseur, fruit du « travail » d’étudiants de l’Université de Wellington, en Australie. En allumant un PC infecté, il y avait une chance sur huit pour que s’affiche le message « Your PC is stoned » à l’écran. Mignon…

2 novembre 1988
Morris Worm : Un des premiers vers ayant circulé sur Internet pour profiter des ressources machines des ordinateurs infectés, mais aussi, selon son créateur, pour évaluer la taille du Réseau. La disquette contenant son code source est désormais exposée au Musée des Sciences de Boston.

1989
Datacrime : Entraînait des pertes de données

Eté 1990
Form : Originaire de Suisse, ce virus à la propagation très rapide entraînait notamment sur les ordinateurs infectés des sons particuliers lors de la frappe des touches du clavier tous… les 18 de chaque mois.

Avril 1991
Michelangelo : Ce virus néo-zélandais devait engendrer la destruction des données des PC contaminés avec effet retard au 6 mars 1992. Finalement, les dégâts furent mineurs.

1991
Benjamin : Les anciens utilisateurs du réseau peer-to-peer Kazaa se souviennent forcément de w32.fillhdd.a, plus connu sous le nom de w32.benjamin, un ver qui se propageait en jouant les caméléons : sur Kazaa, il prenait le nom de fichiers musicaux MP3, de films ou de jeux vidéo.

20 janvier 1999
Happy99 : Connu comme le premier virus email (également surnommé « Ska »), ce virus affichait le message « Happy New Year 1999 » sur l’écran des machines infectées. Non néfaste, il se propageait par le carnet d’adresses.

1999
Ben Laden : Arrivant par courrier électronique avec une pièce jointe nommée « Osama Bin Laden Captured » ou « Oussama Pendu », ce virus a surtout été rencontré aux USA et en Israël.

26 mars 1999
Melissa : Inspiré du nom d’une strip-teaseuse. Une fois ouverte, une pièce jointe envoyait le virus aux 50 premières adresses du carnet Outlook de l’ordinateur infecté.
Intel et Microsoft durent stopper leurs serveurs pour en ralentir la propagation. Une fois installé, Mélissa déclenchait un macro-virus destiné à Office 2000 et Office 97. Son auteur, David Smith (31 ans), fut identifié, arrêté le 1er avril 1999 et condamné à 20 mois de prison et à une amende de 400 000 dollars.

4 mai 2000
I Love You : également appelé Loveletter, ce ver originaire des Philippines se répandait par des e-mails dont l’objet était « I Love You ». Pour l’installer, il suffisait de cliquer sur la pièce jointe LOVE-LETTER-FOR-YOU.TXT.vbs. Sa contagion fut très rapide, tant auprès des particuliers que des entreprises. Ainsi, 350 000 ordinateurs avaient-ils été infectés 10 minutes seulement après sa mise en orbite.
I Love You modifiait la base de registre de Windows pour s’exécuter au démarrage du PC. Il installait un cheval de Troie voleur de mots de passe. Son auteur, un étudiant, militait pour un accès gratuit des pays pauvres à Internet. I Love You reste l’un des plus importants virus qu’Internet ait enfanté.

11 février 2001
Anna Kournikova : Originaire de Hollande ce ver se répandait grâce à un courriel contenant le message « Hi, check this ! », laissant croire que le fichier attaché était une photo de la tennis woman. Il s’emparait ensuite du carnet d’adresses de l’ordinateur et s’auto-envoyait aux contacts Outlook de la machine.

Juillet 2001
Sircam : Attaquait les PC fonctionnant sous Word 95, 98 et Me avec fichier joint « Hi ! How are you ». Ce virus copiait le carnet d’adresses pour envoyer des documents.

2001
Nimda : Profitait d’une faille de Windows pour infecter les ordinateurs par simple navigation sur Internet. Il engendra 590 millions de dollars de pertes pour les entreprises.

Août 2003
Blaster (alias Lovsan) : Ce virus obligeait les ordinateurs tournant sous Windows 2000/XP à redémarrer après un certain délai. Accessoirement, il envoyait des messages à Bill Gates…

2003
Fizzer : Connu comme le premier virus écrit pour rapporter de l’argent à ses concepteurs, Fizzer contraignait les ordinateurs contaminés à envoyer des spams.

26 janvier 2004
MyDoom : Ce virus russe se propageait via le réseau peer-to-peer Kazaa, encore lui, et par emails. En une semaine, un million d’utilisateurs furent infectés. Son activité se stoppait automatiquement le 12 février 2004. Historiquement, c’est le ver qui s’est propagé le plus rapidement. 2004, c’est aussi l’année de Cabir, le premier ver visant les téléphones portables…

2004
Netsky : Ce virus visait à envoyer massivement des courriers électroniques. Originalité, il désactivait les anti-virus des ordinateurs avant de s’installer et se propageait par leur carnet d’adresses. Intelligent, il supprimait aussi ses rivaux de l’époque (MyDoom, Bagle et Mimail) sur les ordinateurs qu’il contaminait.

7 janvier 2008
Mebroot : De triste mémoire, ce cheval de Troie était capable de dérober des informations personnelles, comme les mots de passe des comptes bancaires.

Novembre 2008
Conficker : Une fois installé, ce ver devait permettre l’installation d’autres logiciels malveillants. Pour se protéger, il empêchait les Windows Updates et autres mises à jour antivirales. 9 millions d’ordinateurs avaient été infectés deux mois après son lancement, selon l’éditeur F.Secure.

Juin 2010
Stuxnet : Inaugurant l’ère du cyber-sabotage et sans doute développé par un pays (Israël, USA ?), Stuxnet devait contrarier l’Iran dans sa volonté d’enrichir son uranium. Les centrifugeuses d’Ahmadinejad s’en souviennent.

Juillet 2011
TDL4 : Le botnet « le plus dangereux de l’histoire », selon Kaspersky Labs, débarque. Prétendu « indestructible », par l’éditeur (qui propose un patch pour l’éradiquer, tiens tiens…), ce logiciel malveillant de type bootkit génère des bannières publicitaires. Il fonctionne notamment sur les systèmes 64bits, pourtant réputés comme imperméables.

Il ne s’agit pas là d’une liste exhaustive, mais on se rend compte que les virus ont beaucoup évolué en seulement 25 ans. A l’origine le fruit de bidouilleurs motivés par un défi personnel, les virus sont aujourd’hui professionnalisés, internationalisés. Tout est devenu incroyablement plus complexe. A tel point qu’aujourd’hui, le code source de certains virus particulièrement dangereux est librement disponible sur Internet. La prochaine fois qu’il sera utilisé, on ne connaîtra ni les modifications apportées au code, ni l’auteur de ce nouveau virus, ni sa cible exacte.

Mais où est passé le bon vieux virus qui se contentait de nous souhaiter « Bonne année » ?

 

Source : Tech’You

TAGS botnetcybercriminalitéinformatiqueinternetmalwarePC Zombiessécuritévervirus

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