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Le Wi-Fi d’urgence, c’est quoi ?

En cas de catastrophe naturelle, les internautes locaux dont la connexion web fonctionne encore pourraient partager leur réseau Wi-Fi pour offrir un accès Internet aux moins chanceux, et même aux secours pour mieux faire circuler les informations auprès des sinistrés. Un opérateur américain a d’ailleurs mis cette idée en pratique la semaine dernière, en plein ouragan Sandy. Le Wi-Fi d’urgence, une solution d’avenir ?

Le partage total d’une connexion Internet, à travers un réseau Wi-Fi ouvert à tous, est une démarche altruiste et positive, à laquelle souscrivent certaines associations, dont le fameux Open Wireless Movement. Néanmoins, l’Homme étant ce qu’il est, il est difficile aujourd’hui d’ouvrir aveuglément son réseau Wi-Fi, pour des raisons de sécurité :

  • Un internaute peut fréquenter, voire alimenter, des sites web au contenu douteux ou illégal (terrorisme, pédopornographie, etc.)
  • Un pirate peut en profiter pour « sniffer » vos informations personnelles (C’est quoi le sniffing ? Quels risques ?)
  • Un inconnu peut télécharger illégalement des œuvres culturelles protégées par le droit d’auteur (films, musique, etc.)

D’autant qu’en France, la loi Hadopi oblige l’abonné Internet à verrouiller sa connexion au maximum (sachant que c’est impossible à garantir à 100%), et que celui-ci sera tenu personnellement responsable si son adresse IP a servi à commettre des cyber-méfaits. Cela n’encourage pas à ouvrir son réseau Wi-Fi aux quatre vents !

Il existe néanmoins certaines situations où ce partage de connexion personnelle pourrait être bénéfique : les catastrophes naturelles. A condition de trouver une solution sécurisée pour tous…

Le concept de Wi-Fi d’urgence

Dans les situations critiques comme les catastrophes naturelles, les moyens de communication sont hors d’état ou surchargés. Le Wi-Fi d’urgence, ou l’ouverture totale et temporaire de nos réseaux Wi-Fi, permettrait non seulement de mieux faire circuler l’information en temps réel (consignes, changements météo, avancée des secours, etc.), mais aussi de décongestionner les services téléphoniques des secours. Et donc dans l’absolu, de sauver plus de vies, ou tout simplement de rassurer des populations qui vivent un moment très anxiogène.

C’est une attitude que nous pouvons tous décider de suivre, mais qui soulève quelques questions :

  • Comment être informé du besoin de partage Wi-Fi ?
  • Comment procéder lorsqu’on ne sait pas paramétrer une box ?
  • Comment générer un maximum d’adhésion, pour une efficacité optimale ?
  • Comment garantir la sécurité des réseaux et des données personnelles de ceux qui partagent leur Wi-Fi ?

Plutôt que de vouloir mobiliser les abonnés-citoyens un par un, une autre solution est envisageable : le législateur pourrait, en partenariat avec les différents opérateurs Internet, proposer un texte prévoyant un dispositif d’ouverture rapide, total et temporaire de tous les hotspots Wi-Fi communautaires. En effet, la plupart des FAI proposent à leurs clients ce service (en France : Free, SFR, Bouygues Telecom, Orange et bientôt Numericable), consistant à partager en Wi-Fi une fraction de leur débit, au profit d’autres abonnés du même opérateur. Réciproquement, tout abonné acceptant ce principe de hotspot communautaire peut accéder à Internet depuis n’importe quel box du même FAI.

En cas d’urgence, l’Etat pourrait ainsi demander, à la manière d’une réquisition, la « décommunautarisation » temporaire et localisée de ces hotspots, de sorte que tous les habitants d’un territoire puissent bénéficier facilement d’un accès Internet de base, pour être tenus informés des dernières nouvelles, ou tout simplement pour rassurer leurs proches.

Du point de vue de la sécurité, l’ouverture temporaire des hotspots communautaires serait sans danger pour les abonnés :

  • L’Internet accessible depuis un hotspot communautaire est limité :
    • En terme de débit
    • En termes d’usages
    • En termes de protocoles
  • L’adresse IP du hotspot est distincte de celle utilisée par l’abonné :
    • Aucun risque de suspicion erronée
    • Aucun risque de sniffing sur le réseau privé

Si le Wi-Fi d’urgence venait à se développer, il verrait probablement le jour ailleurs qu’en France, où les catastrophes naturelles sont moins nombreuses et violentes que dans d’autres pays. A noter également que ce système ne serait pleinement efficace que dans les grandes villes, où le maillage Wi-Fi est très dense, du fait de l’urbanisation.
C’est d’ailleurs la semaine dernière, sur la côte Est des Etats-Unis, en plein ouragan Sandy, que l’opérateur américain Comcast a décidé d’ouvrir ses Hotspots Wi-Fi XFINITI aux non-abonnés dans 10 états américains jusqu’au 7 Novembre.

Source : infracom-france.com

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