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Fiches théoriques

Les réseaux sans fil (Wi-Fi)

Wi-Fi et WLAN

Mots clés :

  • Hadopi
  • WiFi
  • WLAN
  • Sans fil
  • Chiffrement
  • WEP
  • WPA

A la toute fin des années 90, les industriels, à commencer par Apple avec ses iBooks, ont commercialisé des ordinateurs équipés d’une carte Wi-Fi. Le Wireless Local Area Network (Réseau local sans fil) ou WLAN est un nouveau genre de réseau dont les caractéristiques sont très différentes des réseaux filaires Ethernet auxquels nous nous sommes intéressés précédemment. Toutes les normes qui définissent le mode de fonctionnement de ces réseaux sont issues de la norme 802.11. Différentes déclinaisons ont permis d’en améliorer les performances et d’atteindre les débits que l’on connaît aujourd’hui avec les normes 802.11g et 802.11n.
 

Dans les réseaux WLAN seules les couches Physique et Liaison sont modifiées par rapport aux réseaux Ethernet afin de permettre aux données d’emprunter un nouveau support de transmission : les airs ! C’est la toute la force du modèle OSI. Il permet de changer le support de transmission des ondes sans modifier le fonctionnement de tous les protocoles qui sont au-dessus, à commencer par IP et TCP…

Modèle OSI : comparaison Ethernet / WLAN (Wi-Fi)

Nous avions vu que dans les câbles des réseaux Ethernet, les ondes électriques faisaient voyager les bits. Dans le cas des réseaux WLAN, les bits sont transmis par des ondes électromagnétiques qui voyagent dans l’air au même titre que les ondes téléphoniques, radio ou télévision. Les ondes des téléphones et celles du Wi-Fi sont extrêmement courtes avec une fréquence de 900Mhz pour les unes et environ 2,5Ghz pour les autres. Les ondes très courtes voyagent moins loin, par exemple les ondes radio FM sont plus courtes que les Grandes Ondes, vous ne pouvez donc pas entendre la BBC en FM en France, en revanche vous l’entendez sur les Grandes Ondes. Une autre différence importante est que la BBC sur les grandes ondes a une qualité très inférieure à une station FM. En effet, plus l’onde est courte, meilleur est le signal car il est moins déformé et il a une meilleure définition, il est plus précis. Vous devriez regarder les travaux de Marconi sur la TSF pour comprendre comment on peut faire traverser l’Atlantique à une onde radio.

Nous avons déjà parlé brièvement de la manière dont il est possible de convertir des bits en signal électrique du fait que le débit d’un réseau est étroitement lié à la fréquence à laquelle les ondes oscillent. Dans le réseau WLAN cela fonctionne un peu de la même manière. J’ajouterai brièvement que la norme Wi-Fi a introduit des mécanismes de contrôle des données qui occupent une place non négligeable dans le débit car les ondes sont beaucoup moins bien protégées dans les airs que dans un câble et il est nécessaire d’effectuer de nombreux contrôles sur les messages émis et reçus. Enfin, même si les fréquences utilisées par le Wi-Fi sont très élevées et que les ondes ne peuvent pas traverser la Manche, elles peuvent quand même traverser la rue…

 

De l’autre côté du mur

Si vous regardez le mur qui vous sépare de votre voisin, vous ne voyez rien d’autre qu’un mur… Ou alors vous avez un pouvoir surnaturel. Si nous avions tous ce pouvoir nous pourrions voir les ondes émises par les équipements du réseau WLAN de votre voisin et les ondes émises par notre propre réseau occuper une grande partie de l’espace environnant. Ces ondes sont émises par chacun des équipements qui possède une carte réseau Wi-Fi, donc tous les membres d’un réseau WLAN.

Nous avions vu précédemment que les switches des réseaux Ethernet permettaient de transmettre les paquets de données d’une machine à une autre directement, sans que les autres machines ne reçoivent ces paquets qui ne leur sont pas destinés. Dans le cas des réseaux WLAN, le point d’accès, l’élément fédérateur des machines du réseau, ne joue pas ce rôle. Il existe pour organiser le réseau, lui donner un nom, des règles de fonctionnement et un minimum de sécurité mais son rôle s’arrête là. Il n’est pas en charge de la circulation et de la transmission des informations. Il n’y a aucun appareil qui assure ce rôle. Comme il n’y a aucun moyen de savoir pour une machine où se trouve géographiquement une autre machine, ni même de savoir si cette machine est allumée et que la portée de notre signal pourra l’atteindre, les paquets sont envoyés dans les airs sans autre forme de procès. Ensuite si leur destinataire les perçoit et se reconnaît, il les prend en charge et informe l’émetteur de la bonne réception des données. De fait, toutes les machines qui se trouvent à portée reçoivent les paquets de données, même s’ils ne leurs sont pas destinés. Ils peuvent alors soit ignorer ces paquets, soit lire leur contenu. A condition d’avoir la clé.

 

Sésame…

La clé d’un réseau WLAN est l’unique élément de sécurité, l’unique barrière contre les « intrusions ». Bien évidemment il n’y a pas d’intrusion puisqu’un tel réseau n’est ni une place forte ni même une pièce fermée et qu’aucun effort n’est nécessaire pour capter tout le contenu des échanges de ce réseau. La sécurité d’un réseau WLAN repose sur le chiffrement. Les données sont cryptées dans l’espoir que personne ne pourra les lire sans être en possession de la clé qui permet de les décrypter.

Vous connaissez sans doute les clés WEP (Wired Equivalent Privacy) et WPA (Wi-Fi Protected Access). La première prétend offrir une sécurité équivalente à un réseau câblé (Wired) et l’autre prétend protéger l’accès au réseau. Nous reviendrons sur tout ce qu’il ne faut surtout pas croire relativement à la sécurité d’un réseau Wi-Fi mais rappelez-vous d’une chose : Il ne s’agit dans tous les cas que d’un code ! Et un code est par nature crackable pour peu qu’on soit équipé d’une machine puissante ou d’un algorithme puissant ou les deux.

 

Repères :

Un réseau WLAN (communément appelé Wi-Fi) est un réseau qui permet l’échange de données entre machines sans que celles-ci ne soient physiquement reliées, c’est à dire sans câble Ethernet. Les informations sont en effet véhiculées dans l’air, et ne s’arrêtent pas aux limites structurelles (murs, vitres, propriétés, etc.), même si la portée des ondes est assez courte. C’est pourquoi beaucoup de foyers utilisent cette technologie, qui simplifie la mise en place d’un réseau dans un endroit assez restreint (une maison, un appartement). Le revers de la médaille est la volatilité extrême des informations (personnelles ou bancaires par exemple), ainsi qu’un accès facile au cœur du système : nos « box ». Autre incidence de taille : toutes les données circulent de manière invisible.

Aujourd’hui très populaire, l’utilisation du Wi-Fi devrait donc s’accompagner de solutions de sécurité adéquates, à la hauteur de la confidentialité des informations que nous échangeons tous les jours : e-mails, mots de passe, documents confidentiels, etc.

 

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4 commentaires

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hermann
18/07/2013 14:35

comment installer un hotspots

18/07/2013 14:40

A partir de quelle box Internet ou de quel routeur ? Un hotspot communautaire (proposé par le FAI) ou un hotspot personnel ?

Richetier
20/07/2014 16:38

Merci de me securise

25/01/2014 11:31

[…] Fiche théorique : les réseaux sans fil (Wi-Fi) […]