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Des hackers peuvent-ils pirater nos voitures ?

Tous les véhicules embarquent de plus en plus de composants électroniques et informatiques, pour améliorer le confort, l’information et la sécurité des conducteurs et des passagers : avions, bateaux, trains, etc. C’est aussi bien sûr le cas des voitures grand public, toujours plus sophistiquées. Du coup, qu’est ce qui pourrait bien empêcher un hacker de les pirater  ?

On apprenait cette semaine que les voitures Low Cost (ex : Dacia) coûtaient non seulement moins cher à l’achat, mais également à l’entretien : la simplicité du moteur, l’accès facile aux pièces, et la faible proportion des composants électroniques en font des voitures économiques. On peut aussi ajouter que ce sont des voitures qui seront moins facilement piratées !

Comment un pirate pourrait accéder à l’ordinateur de bord ?

Les voitures actuelles ressemblent de plus en plus à des ordinateurs ou des smartphones sur 4 roues, avec des applications ou fonctions logicielles qui gèrent les composants mécaniques. Elles embarquent également des moyens de télécommunication et des protocoles réseau : CAN, LIN, MOST, Flexray, Ethernet. Les technologies sans fil ne sont pas en reste, puisque le Bluetooth et le Wi-Fi se développent aussi, pour simplifier la connexion de l’utilisateur (du conducteur pardon) avec l’interface de sa voiture. Enfin, les applications constructeur de contrôle à distance (BMW, Chevrolet et Volvo) représentent une autre porte d’entrée pour d’éventuels hackers. Sans parler des voitures électriques, qui dans un avenir proche, devront se connecter à des bornes et échanger des informations avec elles, pendant qu’elles se rechargent.

Tous ces modes de communications peuvent théoriquement, d’une manière ou d’une, être détournés, et être utilisés par des pirates pour contrôler certaines fonctions d’une voiture. Ces pirates pourraient être motivés par le défi technique, par le jeu, ou pour des raisons moins louables…

Que pourrait faire un hacker s’il piratait ma voiture ?

A vrai dire, les possibilités sont probablement infinies. Mais déjà lors d’un rassemblement IEEE en 2010, des chercheurs des universités de Washington et San Diego avaient présenté les résultats de leurs récentes études. Ils avaient réussi à pirater deux voitures (dont ils ont tu les marques), et avaient été capables de :

  • Enclencher les freins à distance
  • Arrêter le moteur
  • Fermer et remonter les vitres
  • Allumer et éteindre la radio
  • Mettre le chauffage
  • Changer l’affichage au tableau de bord

Ils avaient alors utilisé un ordinateur portable, qui communiquait en Wi-Fi avec un autre ordinateur connecté à l’électronique de bord (ils avaient utilisé un intermédiaire placé dans la voiture par leur soin, ils n’avaient donc pas piraté directement le véhicule, à l’époque).

Que font les constructeurs pour assurer la sécurité ?

Etant donné les conséquences potentiellement désastreuses du hacking de voiture, les recherches actuelles s’inspirent de la virtualisation, une technologie déjà utilisée dans l’aéronautique. Cela consiste à faire fonctionner plusieurs systèmes d’exploitation (OS) en parallèle, de façon parfaitement cloisonnée, limitant ainsi les intrusions sur les systèmes, ou la propagation de virus. Ainsi, par exemple, ce qui dépend de l’équipement multimédia (radio, lecteur CD, écran LCD, etc) ne peut être géré par ce qui régule les fonctions de sécurité (ABS, ESP, airbag, etc.). La société Sysgo, avec son Pike OS, est d’ores et déjà sur les rangs pour proposer ses services aux constructeurs automobiles.

Il faut pourtant rester vigilant : rien ne motivera davantage un hacker qu’un système de sécurité réputé inviolable !

 

Source : voituredufutur.blogspot.fr

Image : Flickr / igrigorik / CC BY-NC-SA 2.0

TAGS hackerinformatiquepiratagesécurité

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