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juil
04


Protègez votre Wi-Fi, sinon le GIGN défoncera votre porte !

Une débauche de moyens policiers pour assaillir la maison d'un citoyen ayant mal protégé sa connexion wifi...La vie paisible d'une famille américaine a été brusquement interrompue lorsque le SWAT (équivalent US du GIGN) a fait irruption dans leur domicile, avec la délicatesse qui le caractérise. Visiblement, le chef de famille aurait du mieux protéger son réseau Wi-Fi, ça lui aurait évité une telle surprise (et quelques dégâts) !

Stephanie Milan, 18 ans, a du avoir la frousse de sa vie : tranquillement installée sur son canapé et devant la télé, une unité complète du SWAT (Special Weapons And Tactics, l'équivalent américain du GIGN), lourdement armée, s'apprête à entrer avec force dans le domicile. Après une rapide sommation, les policiers défoncent une fenêtre, la porte d'entrée (qui n'était d'ailleurs pas fermée), et jettent un flashbang (grenade déflagrante) dans la maison (voir la vidéo). Ils pénètrent les lieux, ne rencontrent aucune résistance, et embarquent plusieurs membres de la famille.

La nouvelle fait rapidement le tour de la petite ville de Evansville (Indiana), où la police recherchait activement une personne qui distribuait insultes et graves menaces à l'égard des forces de l'ordre, et de leurs familles, sur le site topix.com. L'enquête sur ces propos inquiétants avait révélé l'adresse IP du domicile précédemment évoqué, permettant au juge de délivrer un mandat.

La suite de l'histoire est donc amusante : les personnes arrêtées ont été relâchées quelques heures après l'assaut sur leur domicile. Les policiers ont en effet vite compris qu'elles n'étaient pas à l'origine des menaces proférées sur le web. En revanche, c'est bel et bien leur accès Internet qui a été utilisé pour cela : en effet, la famille avait laissé son réseau Wi-Fi sans aucune protection (réseau ouvert), auquel pouvait donc se connecter n'importe qui. Oups !

Après avoir remboursé les dégâts sur le maison de Stephanie, la Ville a vite compris qu'il s'agissait d'un voisin, qu'ils ont fini par arrêter, de façon beaucoup moins spectaculaire cette fois : l'adolescent soupçonné a simplement ouvert quand les policiers ont frappé à la porte…

La question des Wi-Fi ouverts – ou mal protégés – a posé de nombreux problèmes ces dernières années à travers le monde, et notamment aux USA : les mandats délivrés par les juges sont désormais plus délicats à obtenir quand la seule pièce incriminante est une adresse IP. Par exemple le 30 avril dernier, deux agents du FBI soupçonnaient un foyer d'héberger un amateur de pédopornographie. Mais l'adresse IP ne correspondait pas à leurs relevés. Ils se sont alors aperçus que le domicile était à portée de deux autres réseaux Wi-Fi : l'un était protégé par un cryptage WEP, et l'autre par un cryptage WPA2, mais dont la clé était trop facile à deviner ou à cracker. Les deux agents ont jugé ces deux réseaux trop peu sécurisés, et donc potentiellement utilisés par leur suspect. Il s'est avéré ensuite que leurs soupçons étaient justifiés, ce qui leur a permis d'arrêter le criminel.

Les réseaux Wi-Fi mal protégés (et a fortiori les réseaux Wi-Fi ouverts) représentent des accès Internet faciles et anonymes pour tous ceux qui s'adonnent à des pratiques peu recommandables sur le web : téléchargement illégal, usurpation d'identité, alimentation de sites prônant la violence extrême, consultation de sites pédopornographiques, etc (lire notre article Pourquoi les pirates adorent le Wi-Fi). D'excellentes raison pour mieux protéger sa connexion sans fil, et surveiller qui s'y connecte !


Source : gizmodo.fr

Image : By SSGT. RENEE SITLER [Public domain], via Wikimedia Commons

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