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Quand le corps humain deviendra notre propre mot de passe

Les projets les plus ambitieux (loufoques ?) destinés à remplacer les traditionnels mots de passe par des dispositifs plus sécurisés ne manquent pas. Les derniers en date : pilule et tatouage ! Ou comment l’être humain peut devenir son propre mot de passe…

Les projets d’authentification sécurisée conçus pour remplacer les mots de passe, jugés par certains comme archaïques et peu sécurisés, se multiplient dernièrement : identification par signature, par clé USB, par la biométrie (et notamment le scan iridien), et même par la pensée. Ces derniers procédés, appelés « wearable technologies » (littéralement « technologies portables »), ont récemment été complétés par de nouveaux projets, notamment ceux présentés à la conférence D11 : All Things Digital (Californie) : les plus étonnants sont ceux du tatouage émetteur et de la pilule émettrice.

Le tatouage émetteur, par MC10

La start-up américaine MC10 a développé un faux tatouage – ou plutôt un vrai autocollant cutané – dans lequel est encré un émetteur récepteur. Non définitif, et imaginé à l’origine pour le suivi médical de certains patients, le projet intéresse beaucoup Motorola, qui souhaite l’adapter à des mécanismes d’authentification : le corps humain deviendrait alors la clé permettant d’ouvrir de nombreux accès personnels : smartphone, ordinateur, compte mail, voiture, etc.

La pilule ingérable et émettrice, par Proteus Digital Health

Entre réalité et science-fiction, Proteus Digital Health imagine la conception d’un comprimé ingérable, qui serait doté d’une puce électronique et d’une batterie : parfaitement assimilable par le corps humain, la pilule sera capable de communiquer avec n’importe quel appareil connecté en Bluetooth. Là encore imaginé pour des raisons médicales, Motorola souhaite adapter cette technologie pour développer des dispositifs de sécurité : différents mots de passe pourront être numérisés et intégrés au comprimé, ou pourraient même être remplacés par des informations biométriques propres à l’utilisateur (rythme cardiaque, groupe sanguin, etc.). Cela permettrait d’obtenir des clés d’identification totalement uniques et personnalisées.

Fonctionnement de la pilule émettrice (document Proteus Digital Health)

A noter que, sur le plan de la santé, la FDA (Food and Drug Administration, équivalent américain de l’AFSSA) a d’ores et déjà approuvé ce comprimé ingérable…

Google, principalement via sa filiale Motorola, se veut une entreprise de pointe dans le secteur de l’authentification futuriste, à travers des technologies étonnantes, parfois même effrayantes, mais toujours balbutiantes : les comprimés mots de passe ne sont en effet pas pour demain ! Il semblerait néanmoins que nos futurs mots de passe soient de plus en plus intégrés à nos corps, dans un double objectif :

  • Utilisation automatique et simplifiée des procédés d’authentification
  • Création de codes d’identification uniques et personnels, basés sur certains éléments précis de notre ADN

Pour l’heure, les mots de passe traditionnels ont encore de beaux jours à vivre, notamment si les utilisateurs prennent l’habitude de les choisir de façon sécurisée, c’est à dire longs et complexes (ex : 1stT1m3IWa5Afra1D#Lalal4!). Mais peut-être ces nouvelles technologies complèteront dans un premier temps l’arsenal des technologies utilisées pour la double authentification, très en vogue actuellement ? En attendant, cela laisse le temps aux hackers de trouver des moyens pour contourner ces nouveaux dispositifs de sécurité !

Source : itespresso.fr
Image : Flickr / Alex Senna / CC BY-NC-SA 2.0

TAGS Googleinformations personnellesmot de passesécurité

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Quand le corps humain deviendra notre propre mo...
04/06/2013 14:49

[…] Motorola imagine le mot de passe de demain prenant la forme d'un faux tatouage ou d'un comprimé ingérable. Comment cela peut-il fonctionner ?  […]